Notre histoire

Notre histoire

L’une des plus grandes richesses du Château de Saint-Martin à Taradeau n’est autre que son histoire. Découvrez au fil du temps, des civilisations et des générations, les visages du Château de Saint-Martin puis de la grande famille française qui y posa ses valises en 1750.
Une généalogie passionnante !

 

2 000 ans d'histoire

 

 

 

Une civilisation très ancienne

Des formes géométriques taillées dans la pierre et une pierre à sacrifice ont été découvertes sur les terres de Saint-Martin. Certains archéologues pensent qu’il s’agit là des traces des premiers symboles de l’écriture au moment de la préhistoire, témoignant ainsi de la présence d’une civilisation très ancienne sur le site.

 

La villa gallo-romaine

Lors d’une campagne de fouilles d’une grande ampleur de 1996 à 1999, la Direction départementale de l’archéologie a mis au jour une ferme gallo-romaine importante. D’une surface de 9 000m², cette villa a été habitée du IIIe siècle avant J-C au VIIe siècle après J-C, témoignant ainsi de l’intense présence des Romains, et du fait qu’ils faisaient déjà du vin. Ces fouilles ont permis de retrouver deux pressoirs à huile, un puit, une forge, toute une installation viticole, un jardin d’agrément, un bassin, des colonnes, etc… Des ossements de légionnaires romains en armes ont par ailleurs été découverts, plus tard, lors de l’agrandissement de la cave. Cette villa gallo-romaine a vu se perpétuer huit siècles d’occupation, à travers cinq périodes entre le Ie siècle avant J-C et le début du VIIe siècle après J-C. Saint-Martin est le seul exemple dans le Var, attestant d’une production oléicole et vinicole continue, de la deuxième moitié du IIe siècle après J-C jusqu’au début du VIe siècle. Ces installations agricoles sont construites alors que sont abandonnées celles des fermes environnantes, ce qui traduit une réorganisation au sein d’un même et grand domaine. Le moulin hydraulique de Saint-Martin (construit sur l’ancien bassin d’agrément), avec roue horizontale est le seul type connu durant l’Antiquité ou le Haut Moyen-Age, dans le Var. Trois installations vinicoles sont construites avec chacune des fouloirs, des pressoirs, des dolium (jarres) et des cuves dont les plus grandes pouvaient contenir 2 700 à 3 800 litres. A partir de la cinquième phase, les installations vinicoles, le moulin à huile et le moulin hydraulique ne sont plus utilisés. L’aqueduc qui amenait une partie de l’eau est détruit et certains de ses éléments sont réutilisés dans de nouvelles constructions, qui abritent alors une population rurale importante à l’activité agropastorale liée à la présence d’élevage de bétails.

 

Saint-Martin et les mérovingiens

La présence romaine fut relayée par une présence mérovingienne, concrétisée lors des fouilles par une fibule et des ossements datés.

 

Le prieuré viticole

Du Xe au XVIIIe siècle, Saint-Martin devient un prieuré, occupé d’abord par les moines de Saint-Victor puis par les religieuses de la Celle Roubaud, et enfin par les Moines de Lérins.

Ils bâtirent une chapelle d’un style très pur du XIIème siècle, qui est aujourd’hui la sépulture familiale, et une cave souterraine avec des cuves creusées dans le roc d’1 mètre à 1 mètre 20 d’épaisseur, auxquelles ils ajoutèrent au cours des siècles des foudres en chêne de Hongrie, datant du XIV au XVI ème siècle.

Cette cave est remarquable pour sa voûte en anse de panier, ses doubles ouvertures, et par la taille de la pierre. En effet, ces pierres sont ajustées de façon très régulières comme les constructions romaines.

 

 

Une grande famille française

 

 

DUC DE SULLY 1559 -1641

Maximilien de Béthune, duc de Sully, homme d’Etat français et ministre d’Henri IV, est l’illustre aïeul de la longue lignée familiale qui s’est installée par la suite au Château de Saint-Martin. Le Duc de Sully privilégie l’agriculture en pensant que la France, pays rural, doit essentiellement sa prospérité à l’agriculture, d’où sa célèbre citation : « Labourage et pâturage sont les deux mamelles qui nourrissent la France. » Il va aussi stopper la dévastation des forêts, assécher les marais, créer des routes et des canaux et étendre la culture de la vigne.

 

JEAN-BAPTISTE LECLERC DE JUIGNÉ 1756 -1826
ET MARIE-ANNE DE VILLENEUVE BARGEMON 1726 – 1804

En 1770, Louis Jean Baptiste Leclerc de Juigné, comte de Lassigny (fils de Jean Louis Leclerc de Juigné et Marie-Anne De Villeneuve Bargemon), épouse Marie-Anne de Villeneuve Bargemon. Député de la noblesse aux Etats Généraux de 1789, il meurt le 10 août 1792 au palais des Tuileries, en défendant le Roi Louis XVI. Ses « Lettres de la Révolution » adressées à sa femme et à sa mère, signées et cachetées, ont été retrouvées dans les archives du château.

 

JOSEPHINE FRANCOIS (1796-1844)

Louis Fernand de Rohan Chabot épouse en 1817 Joséphine Françoise (1796-1844), filles de Charles Michel et de Marie-Joséphine Louise, duchesse de Gontaut et gouvernante des enfants de France. Leur enfant est Charles Louis Josselin de Rohan Chabot, duc de Rohan (1819-1893).

 

ANNA DE MEURSAULT 

Louis Anatole Leclerc de Juigné (fils de Louis Joseph Toussaint Leclerc de Juigné et de Charlotte de Gasquet), passionné par les avancées ferroviaires et ayant le mal de mer dans les diligences, offre du terrain au Paris Lyon Méditerranée, afin que le train passe au milieu de la propriété. Il épouse la bourguignonne Anna de Blancheton de Meursault en 1830. Cette dernière apporte à Saint-Martin le savoir-faire bourguignon pour la fabrication du vin.

 

JEANNE DE LA CHAUMELLE 1846 -1928

Louis François Leclerc de Juigné (fils de Louis Anatole Leclerc de Juigné et d’Anna de Blancheton de Meursault) épouse Jeanne Marie Curé de la Chaumelle, en 1866.

 

THÉRESE DE JUIGNÉ 1867 -1938

Louis François Leclerc de Juigné et Jeanne Marie de la Chaumelle ont une fille, Thérèse. Celle-ci épouse le Comte Philippe de Rohan Chabot à Paris.

 

LAURENCE DE MUN 1908 -1982 EDME DE ROHAN CHABOT 1904 -1972

Edme Marie Fernand, le deuxième fils du Comte Philippe de Rohan Chabot et de Thérèse de Juigné, épouse Laurence de Mun (fille du Marquis Gabriel de Mun), le 7 juin 1932. Novateur dans le monde du vin, il est l’un des premiers à vendre ses crus en bouteille, qui figurent alors à la carte de prestigieux restaurants comme le Maxim’s, la Tour d’Argent, le paquebot France… Il crée le premier rallye féminin automobile, le Paris/Saint-Raphaël, et est président de nombreuses associations. À l’origine de l’existence des Côtes de Provence et des Crus Classés de la région, il devient le président du syndicat de l’appellation et du Comité des vins. Il est l’artisan du passage de l’appellation en AOC.

 

Aujourd'hui...

 

 

THÉRESE DE GASQUET

Thérèse de Gasquet est la fille unique de Laurence de Mun et du Comte Edme de Rohan Chabot. Elle épouse le Comte Bruno de Gasquet le 7 juin 1959. Très impliquée dans la tradition et la culture provençale, elle gère seule le domaine suite à la disparition en avion de son époux en 1976.

 

ADELINE DE BARRY

Adeline de Barry est l’aînée des trois filles de Thérèse de Rohan Chabot et du Comte Bruno de Gasquet. Elle épouse Renaud de Barry en 1982 avec qui elle a quatre enfants : Erwann, Andrane, Célian et Audélia. Adeline de Barry est baignée dès l’enfance dans le vignoble familial. Après un passage chez Moët-Henessy aux Etats-Unis qui lui permet de se former aux techniques de marketing, elles prend les rênes du Château de Saint-Martin en 1984. Elle obtient la Légion d’honneur en 2011.
En 2017, Adeline et Renaud de Barry rachètent la Liquoristerie de Provence et produisent, sur le site du Château de Saint-Martin, des alcools, absinthes, pastis, liqueurs, perpétuant ainsi la tradition provençale.